samedi 2 juillet 2016

I. 1.3. L’Egypte antique - un pays chrétien. La croix égyptienne

On sait que sur les monuments de l'Egypte antique les motifs chrétiens sont très présents. L’Egypte pharaonique est le véritable « pays de la croix. » Bon nombre des « anciens dieux égyptiens » représentés sur des reliefs et autres monuments anciens de l'époque pharaonique ont conservé dans les mains l’ankh égyptienne. L’œil de l’ankh sert de poignée ou de boucle, et grâce à lui l’ankh pouvait être tenue ou suspendue. Voir. fig. 126 à 131.

Mais il n’est pas difficile de comprendre que l’ankh n’est pas autre chose qu’une sorte de croix chrétienne. De plus, cette croix a été utilisée par les coptes-chrétiens médiévaux, voir fig. 132 à 136. Quelques anciennes images coptes de l’ankh coexistent avec d'autres types de croix chrétiennes. Par exemple avec la croix gammée, fig. 135 et 137. Et parfois avec la croix à quatre pointes classique, fig. 138 et 139… Nous notons également une image intéressante d'un aigle endommagé au-dessus de l'autel d’une église copte de Dendérah. L’aigle tient dans les pattes un objet oblong qui ressemble à fusil tirant un coup, fig. 143 et 144. Peut-être le symbolisme est-il lié à la bataille de Koulikovo et l'invention de la poudre, et l'adoption par Serge de Radonège du christianisme apostolique dans le XIVème siècle. Voir notre livre « Le baptême de la Rus. »

On croit que la croix égyptienne était un symbole de vie, ou, plus précisément, de la vie éternelle de l'âme après la mort [1051: 1], p. 14. Mais dans le christianisme, on fait souvent référence à la croix comme donnant la vie. En ce sens, l'ancien symbolisme égyptien de la croix est essentiellement le même que le symbolisme chrétien.
Fig. 128 Le pharaon d’Egypte antique embrasse la croix, la présente à ses lèvres – cela est presque identique à ce que font encore les chrétiens de nos jours.
La Fig. 145 montre un fragment d'une peinture murale dans la tombe du pharaon Ramsès III. Le pharaon tient une ankh. Debout derrière lui une femme avec des ailes, tel un ange, tient une croix…
« Rois et reines égyptiens sont souvent représentés avec un tel symbole [croix copte]; ils le tiennent par la poignée, comme l'apôtre Pierre avec la clé ... » A. P. Golubtsov [176], p. 213. […]

Ainsi, il apparaît que les pharaons égyptiens portaient des surplis chrétiens, comme ceux qui sont encore utilisés dans l'Église orthodoxe.
Aujourd'hui, sur les pages de l'Egypte antique n’est représenté dans les livres et albums, en règle générale, qu’un seul type de croix égyptienne – l’ankh. En outre, les égyptologues « affirment avec autorité » que c’est un symbole païen antique qui n’avait aucun rapport avec le christianisme. Mais, comme nous l'avons vu, ce n'est pas vrai. D'autre part, il était commun dans l'Egypte antique de voir beaucoup d'autres croix, y compris certaines ouvertement chrétiennes.

Rappelons, par exemple, les croix égyptiennes en forme de T, voir fig. 148 et 149. Elles peuvent être vues sur les colosses égyptiens d'Abou Simbel, sur colosses de Memnon et de nombreux autres monuments de l'Egypte ancienne, voir fig. 150 à 153. Mais les mêmes croix en forme de T sont représentées sur les icônes médiévales européennes. La fig. 154 montre le milieu de l’autel d'Anvers. Y est peint le mont Calvaire avec trois croix (figure. 155). Chacune d'entre elles est en forme de T. Les fig. 156 et 157 montrent l'ancien voile d’une église russe du XVème siècle avec deux croix en forme de T. Ainsi, les croix d’Egypte antique en T ne sont rien d'autre qu’un symbole chrétien très fréquent au Moyen Âge. […]

La fig. 160 représente un motif intéressant sur l'une des parois intérieures du temple égyptien antique à Philae, voir fig. 139 ci-dessus. Deux figures humaines sont agenouillées devant une croix avec un serpent enlacé. À côté se trouve un énorme faucon dans un buisson fleuri luxuriant. Mais rappelons-nous que, selon la Bible, Dieu est apparu à Moïse dans un buisson – un buisson ardent. Par conséquent, le faucon dans le buisson est susceptible de signifier ici Dieu le Père.
Mais l'image dans son ensemble fait clairement penser à l'histoire biblique d'Adam et Eve, tentée par le serpent dans l’arbre, dans le jardin d’Eden. Que l’arbre céleste soit représenté ici sous la forme d'une croix ne devrait pas nous surprendre. Ceci est parfaitement compatible avec l'ancien apocryphe chrétien – « Légende de l'arbre de la croix » – selon lequel l'arbre qui a grandi dans le jardin d’Eden et à partir duquel Eve a été séduite par le serpent, mangeant le fruit défendu, a ensuite donné la croix sur laquelle le Christ a été crucifié [29: 1], p. 121-127. […]

La fig. 164 montre une plaque trouvée dans le temple de Louxor et cachée dans le coin le plus éloigné, où les touristes habituellement ne parviennent pas. Elle montre clairement une croix chrétienne normale. […]
La fig. 166 montre un fragment de l'ancienne peinture murale égyptienne de la tombe du pharaon Séti Ier dans la Vallée des Rois. Au-dessus de la tête de l'une des figures on voit une croix chrétienne normale. Par ailleurs, on voit les trois symboles suivants placés au-dessus des personnages : 1) la croix-étoile à cinq branches, 2) un oiseau, 3) la croix à quatre pointes. 


Parmi ceux-ci, deux – la croix à quatre pointes et l’oiseau – sont des symboles chrétiens bien connus. La croix est un symbole du Christ, et l'oiseau est un symbole du Saint-Esprit. Par conséquent le plus probable est que nous sommes ici face à une représentation sous l’Egypte « antique » de la Trinité chrétienne : Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit. […]


Gravure d’un livre japonais de 1805.


Détail de l’image précédente.

Selon certaines vieilles images, même les grandes pyramides d'Egypte ont un temps été surmontées d'une croix chrétienne, fig. 178. En outre, à côté des pyramides dans des images européennes des XVIIème-XVIIIème siècles on trouve des statues d'anges avec des ailes, fig. 179. Que des anges aient été près des pyramides ou non est une question secondaire. Ce qui est important est que les artistes européens représentant les pyramides égyptiennes croyaient apparemment qu’il s’agissait d’édifices chrétiens.
Les égyptologues peuvent faire valoir que, par exemple, les artistes qui dessinaient des croix sur les pyramides étaient naïfs, ignorants, et donc mauvais. Cependant, à la lumière de notre datation de l’Egypte, l'image ci-contre est juste. Les artistes qui dessinaient une pyramide avec une croix avaient en fait raison. Ce sont les égyptologues qui ont tort.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire